Le Grand-Prix de Belcastel

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Je prends souvent comme référence Les Charlatans de Belcastel parce que ce jeu est représentatif de quelque chose de récurrent. Je suppose  qu’il vous arrive aussi de temps en temps d’avoir des préjugés. On a beau savoir que ce n’est pas bien, c’est plus fort que nous. On juge sur ce qu’on voit, des goûts, des couleurs, le premier regard. On aura tout de suite plus envie d’aimer une boîte qui nous procure un effet waouw qu’une autre qu’on trouve moche. C’est comme ça. Mais du coup, lorsqu’au final une boite qu’on a ouvert avec des pieds de plomb devient l’un de nos coups de coeur absolus, ça met une claque et une bonne leçon !

Et donc, oui, on adoooore ce jeu et vous êtes nombreux à avoir osé nous suivre sur ce coup-là et nous en avoir remercié ! C’est cool ! Je vous invite à découvrir la fiche du jeu si vous ne le connaissez pas encore. Il n’est pas compliqué, mais pas simplissime non plus, typiquement ce qu’on appelle aujourd’hui un jeu pour initiés. Ce qui correspond, au niveau de l’âge si on veut y jouer avec enfants, à 9-10 ans minimum

Mais ça c’était avant. Parce que Le Grand-Prix de Belcastel nous a rejoint. Qu’il est jouable dès 6 ans, qu’il s’agit bien de la version kids de l’autre et surtout qu’il est trop bien ! Ce Wolfgang Warsh (Très Fûté, The Mind,…) est vraiment trop fort !

On retrouve tout à fait l’esprit et les éléments qui font le succès du grand frère, comme les sacs à ingrédients et le fait de pouvoir en acheter de nouveaux pour enrichir/améliorer son sac. Mais la mécanique est différente et plus adaptée aux enfants. Le Grand-Prix de Belcastel, comme son nom l’indique est cette fois un jeu de course où il faut être le premier à atteindre le chaudron d’or au bout du chemin. Chaque joueur incarne un animal et va tenter de devancer ses adversaires et faisant les bons choix en comptant sur le brin de chance nécessaire aux plus grands champions.

A noter qu’on ne joue pas en simultané cette fois-ci, mais chacun son tour. Cela ne pénalise pas le rythme puisqu’à son tour de jeu on pioche un jeton dans son sac et on en applique l’effet. Avancer, recevoir des rubis, faire une action spéciale… tout est bon, on progresse d’office quelque part et on a même besoin des mauvais jetons qui ne font pas avancer directement mais permettent d’acheter des jetons plus forts lorsqu’on les collectionne. On commence donc tous avec le même sachet mais très vite le contenu se différencie par les choix de chacun. Avec le suspense et l’excitation qui montent au fur et à mesure que la course s’emballe.

Superbe adaptation en tout cas, en tous points réussie. Le jury du Kinderspiel des Jahres allemand (jeu de l’année) ne s’y est d’ailleurs pas trompé en sélectionnant le jeu parmi les 3 nominés. Excellent !