My City

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L’un des moments phares de l’année pour tout passionné de jeux qui se respecte est l’annonce des nominés au Spiel des Jahres allemand, l’équivalent des Oscars si vous voulez. Parce qu’on y trouve parfois la confirmation de nos coups de coeur, mais aussi pour découvrir quelques-uns des meilleurs jeux à venir et non encore traduits en français. C’était le cas de My City, créé par l’auteur allemand le plus prolifique de tous les temps : Reiner Knizia.

A la lecture de la description, je me suis surpris à faire plein de parallèles et toujours avec des jeux… coup de coeur ! Il y a dans ce My City, un peu de Patchwork, de Trails of Tucana avec un système de pose et de couleurs que l’on retrouve dans L’ile des Chats par exemple. Le tout à la sauce… Legacy, j’y viens. Que des choses qu’on aime. C’est dire si je l’avais entouré de rouge et qu’on l’attendait avec impatience !

En fait, à proprement parler, il n’y a rien de super original dans les mécanismes utilisés par My City, mais la sauce prend immédiatement grâce à la simplicité des règles, le comptage des points limpides, la durée courte d’une partie et l’optimisation du placement des tuiles qui fait appel aux neurones sans en perdre l’un ou l’autre au passage. Les polyominos (pièces à la Tetris si vous préférez) sont très à la mode en ce moment et trouvent ici une utilisation comme on les aime: sans chichi. Chaque joueur possède son plateau individuel et fait ses propres choix. Sans interaction avec les adversaires, certes, mais ce n’est pas un problème ici: on ne se sent pas seul pour autant et en général les commentaires vont bon train durant la partie.

Vient ensuite l’élément central du jeu qui au final fait tout: My City est un jeu de type Legacy. Ce nom qui se traduit par héritage désigne une famille de jeux apparue récemment où le jeu évolue avec les joueurs. Il y a des surprises dans la boite, ici des enveloppes à n’ouvrir qu’à des moments précis: toutes les 3 parties. Il y en a 8, cela fait dont 24 parties à jouer avant d’avoir découvert toutes les évolutions de règles, pas à pas. Et autant de surprises. Cat l’ouverture de chaque enveloppe est un vrai petit moment d’excitation et de magie ! Autre particularité de cette catégorie: la customisation du matériel. Oui, vous allez devoir coller des autocollants sur les plateaux, écrire des choses dessus… mais n’ayez pas peur, passée la première appréhension, on s’y fait très vite et on y prend même beaucoup de plaisir ! Seul bémol peut-être (mais ça peut aussi être un plus): il faut donc jouer l’ensemble des parties avec son équipe, sa bulle, les mêmes joueurs tout au long de la campagne. A noter qu’avec le verso du plateau, on peut aussi y jouer en mode classique avec les règles de base, par exemple avec d’autres joueurs, mais sans évolution dans ce cas.

Comptez une demi-heure max. par partie, en général on en fait 3 d’affilée. Idéal en famille parents-enfants dès 9-10 ans, en couple ou entre amis car il est aussi bon à deux qu’a trois ou quatre joueurs.

Prêts à construire et faire fructifier votre cité ? C’est parti !