Koowah?

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Et si un mot inventé pouvait pourtant vouloir dire quelque chose ?

KOOWAH? est mon nouveau bébé ludique. Je l’ai créé avec Quentin Lammerant et, autant le dire tout de suite, j’en suis très fier ! Fier du jeu, bien sûr, mais surtout de ce qu’il provoque autour de la table : de l’imagination débordante, des associations d’idées parfois lumineuses, parfois complètement tordues, des discussions très sérieuses sur des mots qui n’existent pas… et cette délicieuse impression de réussir, par moments, à se connecter au cerveau des autres.

Des mots imaginaires qui finissent par prendre vie

Dans KOOWAH?, chacun invente un mot à partir de ses propres lettres et l’associe secrètement à l’une des images présentes sur la table. Les autres joueurs vont ensuite tenter de comprendre ce que ce mot pourrait bien évoquer, en discutant et en éliminant progressivement les mauvaises images.

Je ne vais pas entrer davantage dans les règles ici : la vidéo un peu plus bas le fera bien mieux. Ce qui compte vraiment, c’est ce qui se passe dans la tête des joueurs. Un son un peu rond évoquera quelque chose de doux, une succession de consonnes fera penser à un objet lourd ou à une créature peu engageante… sauf pour la personne assise à côté, évidemment, qui y voit clairement un cocktail à base de fruit exotique.

Mais comment vous avez fait pour trouver, c’est dingue !

C’est le genre de phrase que j’adore entendre pendant une partie. Quelqu’un révèle un mot totalement improbable, le groupe discute, hésite, élimine plusieurs images… puis retrouve la bonne. Le créateur du mot regarde les autres avec de grands yeux : « Mais comment c’est possible ? »

On ne le sait pas toujours soi-même. Une sonorité, une vague ressemblance avec un mot existant, une sensation commune ou simplement une association d’idées qui circule mystérieusement autour de la table. C’est là que KOOWAH? prend toute sa saveur : lorsqu’un assemblage de lettres inventé trente secondes plus tôt semble soudain avoir toujours voulu dire ça.

Koowah le matériel de jeu

Un jeu de mots… mais surtout un jeu de connexions

Pas besoin d’être un champion de vocabulaire. Ici, le dictionnaire peut rester tranquillement sur son étagère puisque les mots existants sont même interdits. Il faut bricoler avec ses lettres, tester des sonorités, déplacer une voyelle, recommencer, puis se demander : « Est-ce que les autres vont ressentir la même chose que moi ? »

Et pendant la résolution, tout le monde échange, défend ses intuitions et tente de se mettre d’accord sur les images à éliminer. KOOWAH? est coopératif, mais pas silencieux. On argumente, on doute, on change d’avis, on accuse parfois le détenteur du bras télescopique d’avoir pris une décision parfaitement scandaleuse… bref, on joue vraiment ensemble.

Créativité, convivialité et mauvaise foi très raisonnable

Ce que j’aime particulièrement, c’est que chaque groupe donne une personnalité différente au jeu. Certains inventent des mots très travaillés, d’autres foncent vers des créations franchement douteuses mais étonnamment efficaces. Les enfants osent souvent davantage, les adultes cherchent parfois trop loin, puis tout le monde finit par débattre avec la même conviction du caractère forcément animalier, alimentaire ou cinéphile d’un mot parfaitement imaginaire.

Les parties sont courtes, l’ambiance s’installe rapidement et on a généralement envie d’en refaire une pour vérifier si cette fameuse connexion fonctionne encore. Ou pour prendre sa revanche après avoir été le seul à trouver qu’un mot évoquait clairement un meuble Ikea.

 

Pourquoi KOOWAH ? me tient particulièrement à cœur

Un jeu traverse beaucoup d’étapes avant de devenir une vraie boîte : les premières idées, les prototypes bricolés, les tests, les versions qui fonctionnent moins bien, les petits changements qui modifient tout… puis vient le moment où il ne nous appartient plus tout à fait et où les joueurs commencent à créer leurs propres mots, leurs propres associations et leurs propres souvenirs.

Voir KOOWAH? vivre aujourd’hui autour des tables me fait évidemment quelque chose. Avec Quentin, nous voulions créer un jeu accessible, créatif et très convivial, capable de faire rire tout en provoquant de véritables petits moments de connexion. Quand j’entends un groupe s’exclamer parce qu’il a parfaitement compris un mot impossible à comprendre, je me dis que le contrat est rempli.

Les points forts de KOOWAH ?

  • Un jeu coopératif où tout le monde échange et joue réellement ensemble.
  • Une belle place laissée à l’imagination, à la créativité et aux associations d’idées.
  • Des mots inventés qui provoquent des surprises, des discussions et beaucoup de rires.
  • Des règles accessibles et des parties rapides d’environ 20 minutes.
  • Une expérience qui fonctionne aussi bien en famille qu’entre amis.
  • Un bras télescopique parfaitement indispensable. Ne discutez pas.

KOOWAH ? expliqué en vidéo

Plutôt que de te faire lire un long résumé des règles dans lequel il est souvent difficile de se projeter, voici une vidéo qui explique tout beaucoup plus clairement. Après cela, il ne vous restera plus qu’à réunir quelques joueurs et à inventer des mots dont l’humanité ignorait jusqu’ici cruellement l’existence. Mais ça, c’était avant.

 

Le bras télescopique ? Un gadget… jusqu’à la première partie !

Quand on ouvre la boîte, il y a un accessoire qui attire immédiatement l’œil : un bras télescopique. La première réaction est souvent la même : « Mais non ! C’est vraiment dedans ? ». Oui ! Et dès la première partie, plus personne ne peut s’en passer !

D’abord parce qu’il est étonnamment pratique. Dans KOOWAH?, les joueurs discutent, argumentent et hésitent avant d’éliminer une image. Le bras devient alors un véritable bâton de parole : chacun donne son avis, mais c’est la personne qui le tient qui prend la décision finale. Mine de rien, ça rend les échanges beaucoup plus fluides.

Ensuite… parce que c’est franchement plus amusant. Pointer une carte à distance avec un bras télescopique est infiniment plus satisfaisant qu’un simple doigt.

Et puis il y a un dernier avantage auquel on ne pense pas forcément. À six, sept ou huit joueurs, tout le monde n’est pas assis juste devant les cartes. Grâce au bras, plus besoin de se lever ou de se pencher au-dessus de la table : on atteint facilement toutes les images, même depuis l’autre bout.

Comme quoi, certains gadgets à priori étranges ou non indispensables méritent vraiment leur place dans une boîte de jeu. C’est vraiment la cas ici.

Alors… KOOWAH?

Si vous aimez les jeux simples qui font travailler l’imagination sans se prendre au sérieux, les discussions animées, les associations d’idées improbables et ces moments où plusieurs personnes semblent soudain penser exactement de la même façon, KOOWAH? risque bien de trouver une place de choix sur votre table.

Et ne soyez pas surpris si, quelques jours plus tard, quelqu’un ressort un mot complètement inventé pendant une partie… et que tout le monde repart d’un grand rire. Finalement, le plus beau compliment que l’on puisse faire à KOOWAH?, c’est peut-être celui-là : la partie est terminée depuis longtemps… mais les mots, eux, continuent de vivre et créer des moments de complicité.

Et si l’un de vos mots devient si évident que tout le monde se demande comment il a pu vivre aussi longtemps sans lui, vous pouvez même l’ajouter au Dicornito, le grand dictionnaire en ligne des ornithos. La postérité tient parfois à six lettres !
Voir https://koowah.online/

 

 

 

Bon amusement !

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