Lueur

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Le parti pris graphique de Lueur a de quoi surprendre. Il a fait débat à la sortie du jeu, mais c’est sans doute aussi la raison pour laquelle on a en tant parlé ! Aucun risque de passer inaperçu dans le flot des sorties du coup, c’est plutôt bien joué ! Aujourd’hui, on sait que l’illustration prend une place de plus en plus importante dans le processus de création. La demande en la matière est en effet de plus en plus grande, pareil au niveau de la qualité du matériel. Les éditeurs n’hésitent plus à proposer du beau même si c’est plus cher. L’exemple le plus marquant est pour moi le magnifique Wingspan qui propose un matériel de dingue mais pas forcément nécessaire mécaniquement parlant. Pareil pour Splendor à l’époque et ses gros jetons en résine dans l’édition originale: le jeu aurait-il eu le même succès foudroyant avec des pièces en carton ? On ne le saura jamais mais nous sommes nombreux à penser que non.

Bref, Lueur propose un univers graphique sombre et bien marqué que l’on appréciera ou non, mais le travail illustratif n’en demeure pas moins impressionnant. Le noir et blanc est ultra-dominant mais les éléments de couleurs n’en ressortent que plus. On est fans de Tim Burton donc sans doute pas hyper-objectifs, mais ici on aime beaucoup !

Mais parlons aussi du coeur du jeu car cela reste tout de même le plus important: le moteur de cartes à construire à partir de dés et le jeu de course stratégique sur le plateau. La mécanique est novatrice en tout cas, le hasard intervient bien sûr puisqu’on parle de dés, mais il est contrôlable. Les choix sont nombreux mais pas prise de tête, le tout est assez fluide et interactif. Les règles ne sont pas lues en 2 minutes, mais rien n’est fort compliqué, rendant le jeu accessible à un public pas forcément très joueur. Typiquement la catégorie familial plus ou initiés. Pas familial mais pas expert non plus, vous voyez ?

Lueur est une très bonne surprise. Des règles accessibles, des parties rapides et tendues, de la rejouabilité… et tout ça dans un décor fantasmagorique. Que demander de plus ?